lundi 29 septembre 2008

Un premier pas vers le 2.0 avec JD Supra

On connaissait déjà les sites généraux spécialisés dans l'archivage des documents électroniques, tel que Humyo, Scribd, ou encore le site français oboulo.

Un site américain JD Supra, complètement gratuit, propose maintenant aux juristes un équivalent uniquement spécialisé dans la publication de leurs propres documents de nature juridique pour mieux se faire connaître (procédures, doctrine, formulaires). Le service en question permet d'y ajouter son profil d'expertise et d'obtenir ainsi de la visibilité par le biais de ce profil et des écrits de l'auteur. Le site propose une certaine catégorisation de l'information qui représente les grands domaines du droit américain, et qui permet par le fait même, de rechercher des profils ou des documents en sélectionnant parmi un ou plusieurs de ces domaines.

C'est un début intéressant de web 2.0 dans le monde juridique et qui pourrait permettre aussi dans quelques années d'offrir, à mon avis, une plateforme de collaboration entre petites firmes qui n'ont pas les ressources des grands cabinets. À quand une initiative canadienne de la sorte?

samedi 20 septembre 2008

Sharepoint et la gestion du savoir...

Je n'aime pas traiter directement des technologies dans mes billets, mais parfois il semble qu'il y a des mouvances qui abaissent la vigilance des différents professionnels oeuvrant dans ce domaine. Pour dire les choses comme elles sont, ces professionnels prétendent souvent ne plus s'y bien se retrouver dans les nouvelles technologies, et ce faisant, le terrain est libre pour se faire imposer des choix douteux.

Plusieurs intervenants du milieu m'informent aujourd'hui de l'intention de leur département informatique de migrer leur projet vers Sharepoint mis en marché par Microsoft.

À ce jour, je n'ai pas encore eu la chance de découvrir un projet bien abouti avec cette technologie mais quelques projets semblent être dans un mode de démarrage ou transition.

Pour avoir fait un peu le tour de la question, m'être documenté récemment, et avoir joué avec la dernière version de ce système, je n'ai pas très bien compris la relation qu'il pouvait y avoir entre Sharepoint et la gestion du savoir. En fait, Sharepoint m'est apparu davantage comme un système pouvant faire tout et n'importe quoi, s'adressant à tous les besoins de l'organisation à la fois. La solution enfin totale...cela fait du bon marketing...

Après avoir discuté de ce sujet avec des techniciens, cela dit avec respect, je réalise que le fait qu'un système prétend proposer une "intégration" dans un environnement Microsoft semble créer un vif intérêt de la part de nos départements informatiques.

Toutefois, c'est toujours lorsque l'on entre dans les détails que l'on déchante. À quoi veut-on s'intégrer au juste? Exemple, Sharepoint permet d'accéder au calendrier Outlook à partir de son interface! ...On peut travailler simultanément plusieurs personnes à la fois sur un même document. Je n'a pas eu l'occasion d'avoir un client me demander ces genres d'option, en fait je soupçonne surtout qu'on invente des besoins.

Pour aller droit au point, Sharepoint ne m'a pas semblé être un système assez spécialisé pour répondre au besoin d'un projet de gestion du savoir et j'y ai analysé, au mieux, un système de gestion documentaire offrant des possibilités plutôt limitées. Mais il semblerait que lorsqu'un produit est connu, tous ont tendance à présumer qu'il est bon, mais peut-il vraiment être bon dans tout? Je ne suis pas certain que Microsoft ce soit déjà démarqué dans la mise en marché d'outils spécialisés. Évidemment, les systèmes spécialisés sont nécessairement moins connus et perçus par le département informatique comme étant "exotique"(c'est vraiment le mot qu'un collègue de la TI a utilisé pour exprimer sa méfiance envers un produit spécialisé...).

Bien sûr, on prétendra ensuite, qu'il est possible de faire développer Sharepoint pour qu'il puisse répondre à vos besoins de GS. Mais attention, ne vous fier pas sur le fait qu'il est "possible" de faire développer et adapter le système en question. En technologie, tout est "possible" avec temps et ressources...(on peut aussi aller sur la lune). Il faut être en mesure d'évaluer les efforts et les investissements pour atteindre la destination souhaitée, pas facile mais absolument nécessaire lorsqu'un nouveau système, à la base, ne répond pas à vos besoins.

Il faut éviter de faire de votre projet un projet informatique plutôt qu'un projet de gestion des connaissances. Il faut s'assurer que les ressources resteront essentiellement allouées pour répondre à vos besoins en GS, plutôt qu'aux besoins des consultants qu'il vous faudra pour mettre le tout en place...Un petit tour des différentes expériences dans ce domaine démontrent rapidement que ce risque est loin d'être théorique.

Ce pas d'être réfractaire aux changements que de vouloir rester responsable de ses propres outils qui font notre spécialité...

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dimanche 14 septembre 2008

Lexum annonce la version beta de son CCQ annoté

En juin dernier, l'équipe de Lexum annonçait la sortie de la version beta de son Code civil du Québec annoté. Le service en question contient déjà à ce jour 3365 annotations... Le principe est vraiment bien, et on entre ici définitivement dans le web 2.0.

Pour l'instant et selon ma compréhension, un utilisateur ne pourrait proposer l'ajout d'une nouvelle décision à un article du code, mais il pourrait soumettre un résumé ou un extrait pertinent d'une décision, le tout sujet à approbation par l'équipe. Ce service est mise en ligne via leur plate-forme LexActo.

C'est prometteur, il n'y a rien à dire de plus, le système est en soi ultra simple à utiliser. Tant qu'à effectuer une recherche sur un article du code, pourquoi ne pas collaborer?